Schweizerische Kriminalprävention - Prévention Suisse de la Criminalité


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Mot Description
Capacité à gérer des conflits L’encouragement à la capacité à gérer des conflits chez les enfants et les adolescents est une approche cruciale de prévention de la violence et des problèmes de discipline. Si nécessaire, les personnes capables de gérer les conflits savent mettre leurs propres besoins au second plan et faire face à des situations désagréables, telles que les désaccords ou les frustrations, sans recourir à la violence. Savoir gérer des conflits signifie accepter les différents besoins et opinions tels qu’ils sont. Cela signifie aussi de pouvoir supporter que les relations sociales ne soient pas toujours harmonieuses et que ses propres idées ne soient pas systématiquement acceptées. La capacité à gérer des conflits englobe le fait d’être prêt à faire des compromis. En cas d’avis divergents, cela englobe, par exemple, la compréhension du point de vue de l’autre et la recherche de solutions acceptables pour toutes les personnes impliquées. Pour apprendre à gérer les conflits, on a besoin d’une capacité et d’une volonté de négocier des règles communes sans recourir à la violence, et de les respecter. La capacité à gérer des conflits implique en outre une sensibilité sociale et le fait d’être prêt à accepter des limites. Enfin, la capacité à gérer des conflits signifie disposer d’alternatives d’action non-violentes, même dans des situations tendues. Une personne capable de gérer les conflits est en mesure d’exprimer son insatisfaction de manière constructive, de relativiser les souhaits irréalisables et de régler une dispute de façon juste.
Casier judiciaire Le casier judiciaire enregistre les condamnations des personnes adultes, et plus précisément les condamnations pour des crimes ou délits, des condamnations pour des contraventions s’il s’agit d’arrêts et les condamnations à une amende de plus de 500 francs pour des contraventions dans le cas où le juge est tenu de prononcer, lors d’une nouvelle infraction, une amande d’un montant minimal déterminé, en sus d’une amende, les arrêts ou une peine d’emprisonnement. La situation diffère légèrement en matière de jugements pénaux rendus contre des mineurs. Ainsi sont aussi enregistrées au casier judiciaire les mesures prises et les peines prononcées en raison d’un crime ou d’un délit, exception faite de la réprimande, de l’astreinte à un travail et de l’amende. L’ajournement des sanctions selon l’Art. 97 du CP ne donne pas lieu à enregistrement. De même, les mesures prises ou les punitions disciplinaires prononcées à l’égard des enfants ne sont pas enregistrés au casier judiciaire.
Chiffre noir En criminologie, le chiffre noir désigne la différence entre les infractions enregistrées par la police – en d’autres termes la criminalité enregistrée – et l’estimation de la totalité des actes commis. C’est pourquoi, les enquêtes sur le chiffre noir sont nécessaires pour, d’une part, élucider la criminalité invisible et, d’autre part, obtenir une vue d’ensemble systématique sur l’évolution de la criminalité. En règle générale, ces enquêtes sont conduites au niveau quantitatif, la plupart du temps par le biais d’enquêtes auprès des victimes et des auteurs lors desquelles un groupe représentatif de la population est questionné sur leurs expériences personnelles. Globalement, le résultat issu de ces enquêtes révèle que moins d’une infraction sur deux a été dénoncée aux autorités des poursuites pénales. Le rapport entre les infractions commises et les infractions pour lesquelles une plainte a été déposée varie en fonction des délits. Les infractions concernant des dommages considérables sont davantage dénoncées que celles qui ne causent que des dégâts légers, voire n’ont pas pu être menées à bien. Dans ces cas, les per-sonnes lésées estiment souvent que l’effort associé à un dépôt de plainte est trop important par rapport au dommage subi. Les autres raisons possibles peuvent être la participation de la personne lésée à l’infraction et la peur d’une poursuite pénale contre elle-même (p. ex. dans le domaine de la criminalité liées aux stupéfiants), la peur de représailles par l’auteur du délit (notamment dans le cas d’actes de violence au sein de la famille, dont fait également partie la violence sexuelle), le manque de confiance dans le travail des autorités des poursuites pénales, mais aussi le refus par principe de toute poursuite pénale étatique ou de toute peine en général.
Code pénal Le Code pénal (CP) définit une grande partie de la criminalité effective, et notamment les actes graves. En parallèle, il existe ce que l’on appelle les lois pénales annexes de la Confédération, selon lesquelles des infractions spécifiques sont sanctionnées; sont à souligner (en fonction de la fréquence des peines prononcées) la loi fédérale sur la circulation routière (LCR), la loi fédérale sur les stupéfiants (LStup) ainsi que la loi fédérale sur le séjour et l’établissement des étrangers (LSEE). Puis, il y a le Code pénal militaire auquel sont soumis les hommes astreints au service militaire.
Criminalité concernant la violence Il n’existe aucune définition reconnue de la notion criminalité concernant la violence. Les infractions, telles que les homicides, les lésions corporelles graves ou légères, ou encore les voies de fait, sont considérées comme de la criminalité concernant la violence, tandis que d’autres, comme les menaces, les contraintes ou les extorsions et chantages, peuvent l’être aussi en fonction du contexte. De même, certains types d’infractions contre l’intégrité sexuelle peuvent être attribués à la criminalité concernant la violence, mais font plus généralement partie d’une catégorie à part, appelée violence sexuelle.
Criminalité des étrangers Le fait que les délinquants n’ayant pas de passeport suisse soient surreprésentés dans les statistiques de la criminalité est incontesté. De même, il est généralement admis que ce n’est pas la nationalité, mais les facteurs de risque souvent associés qui contribuent au durcissement du contexte de criminalité. Les facteurs de risque concernent en premier lieu les conditions de travail et de logement, l’instruction, la capacité de s’intégrer, la conception des sexes ainsi que les comportements associés, et la capacité générale à régler des conflits sans recourir à la violence. Cela est également valable pour les mineurs d’origine étrangère. Concernant les jeunes délinquants étrangers, d’autres facteurs de risque entrent également en jeu: souvent, ils jouent le rôle de chef de famille du fait que leurs parents s’intègrent peu dans la société et maîtrisent mal la langue. Dans de telles circonstances, il n’ya qu’un pas vers un renversement de l’autorité parentale créant ainsi des familles qui n’imposent quasiment plus de règles aux jeunes.
Criminalité enregistrée Est considérée comme criminalité enregistrée, la totalité des infractions connues et recensée par la police au cours d’une année. Sa dimension dépend principalement du niveau des contrôles policiers et de la propension à porter plainte de la population. Les infractions qui sont d’une certaine gravité et qui requièrent un potentiel criminel élevé sont dénoncées quasiment sans exception. Dans le cas de la violence domestique en générale, ou des délits sexuels en particulier, la propension à porter plainte est moins élevée puisque d’autres facteurs, dont la honte, entrent en ligne de compte. Dans ces domaines, le chiffre noir est bien plus élevé.
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