Violence domestique
25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard
Chaque année depuis 1981, on célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. La violence à l’égard des femmes revêt de multiples formes : traite, prostitution forcée, mariage forcé et mutilations génitales, mais aussi viol et autres formes de violence sexuelle ou encore violence domestique dans le couple ou dans les situations de séparation. Des études nationales et internationales mettent en évidence l’ampleur et la gravité des conséquences de toutes ces formes de violence. On peut citer en particulier le Rapport mondial sur la violence et la santé publié en 2002 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ou encore une étude de 2005, également de l’OMS, portant sur l’ampleur et les conséquences pour la santé de la violence domestique envers les femmes. Les études sont claires : la violence envers les femmes est une forme sexospécifique de violation des droits humains. Elle ne connaît pas de frontières géographiques, culturelles ou sociales ni de limites dans les formes et l’ampleur qu’elle revêt. Chaque jour, des femmes sont victimes de violence physique, sexuelle et psychique, dans l’espace public comme dans la sphère privée. La Suisse ne fait pas exception. Selon une étude réalisée par l’Office fédéral de la statistique (OFS), 45% des 1067 homicides commis en Suisse de 2000 à 2004 l’ont été dans un contexte de violence domestique. Chaque année, 25 femmes en moyenne meurent de violence domestique. En 2007, les services d’aide aux victimes ont prodigué 29 300 consultations ; dans plus de la moitié des cas (53%), les victimes avaient un lien familial avec la personne présumée avoir commis les violences. En Suisse, la violence domestique n’est plus une affaire privée Au niveau cantonal, des services et des projets d’intervention contre la violence domestique ont été mis en place dans toute la Suisse. Au niveau fédéral, le Service de lutte contre la violence du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes est entré en action en 2003. D’autres services de la Confédération sont également actifs, nationalement et internationalement, dans la lutte contre la violence envers les femmes. Le Service de lutte contre la violence : une fonction de catalyseur Journée d’action contre la violence envers les femmes La campagne internationale « 16 jours d’action contre la violence à l’égard des femmes » (16 Days of Activism against Gender Violence Campaign - 16 Days Campaign) établit depuis 1991 un pont entre le 25 novembre et le 10 décembre, Journée internationale des droits de la personne. Chaque année, des organisations de femmes du monde entier participent à ces 16 jours en mettant sur pied différentes actions de lutte contre la violence. En Suisse, c’est le Christlicher Friedensdienst (cfd) qui coordonne les manifestations. Renseignements: Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes |
Auteur: Hajo Michels le 25.11.2008 Ã 09:21:40 h
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Violences conjugales : Consultations pour les auteur·e·s
La violence conjugale est un problème social répandu en Suisse aussi. 25 centres de consultation prennent en charge les auteur•e•s et les soutiennent, de manière ciblée, au moyen de consultations ou de programmes d’apprentissage. En 2006, ces institutions récemment créées pour la plupart se sont occupées de 733 hommes et de 78 femmes à l’occasion de consultations individuelles, de groupe, de couple ou de programmes d’apprentissage. Près de 70% des hommes et 50% des femmes y ont pris part de leur plein gré. Dans environ 30% des cas concernant des hommes et 50% des cas concernant des femmes, il s’agissait de mesures ordonnées dans le cadre d’une procédure pénale. Dans les centres de consultation, les personnes concernées apprennent à assumer la responsabilité de leurs actes et à structurer, à l’avenir, leurs relations sans laisser de place à la violence. Cette prestation complète la pratique courante de la punition et elle constitue une mesure fondamentale pour prévenir d’autres actes de violence. Le rapport du BFEG publié aujourd’hui dresse un portrait succinct des centres de consultation. Il donne des renseignements sur les offres et leurs lacunes en Suisse, sur les méthodes de travail et sur les objectifs. Par ailleurs, il décrit les conditions souvent difficiles dans lesquelles le travail est réalisé. L’importance du rôle joué par ces centres de consultation est reconnue par nombre de cantons et de communes. Ces derniers participent aux coûts sans qu’existe d’obligation fédérale. Cette participation intervient la plupart du temps lorsque des mesures ont été ordonnées dans le cadre d’une procédure en cours ou d’une peine. Parallèlement, le rapport met en exergue une faiblesse : les consultations pour les personnes qui s’inscrivent de leur plein gré et en dehors d’une procédure ne sont pas prises en charge financièrement dans la majorité des cas. Le rapport pose la question de savoir si le fait de limiter la consultation et les programmes d’apprentissage aux auteur•e•s connu•e•s de la justice et des services de police ne se révèle pas insuffisant sur le plan de la prévention. Le rapport détaillé est disponible en allemand et en français et la synthèse du rapport en allemand, en français et en italien. Ces documents peuvent être téléchargés en format PDF sur le site Internet du Service de lutte contre la violence : Renseignements: Irene Huber Bohnet, collaboratrice scientifique |
Auteur: Hajo Michels le 02.07.2008 Ã 07:49:00 h
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Crainte d’une recrudescence de cas de «violence domestique» pendant l’EURO2008
Mais, peu importe. Le fait est que les corps de police des cantons sont conscients d’une possible recrudescence de «violence domestique» et ils ont déjà pris leurs dispositions. C’est pourquoi, aujourd’hui, la Prévention Suisse de la Criminalité souhaite attirer une fois de plus l’attention sur les points suivants: 5. Les adresses des services de consultation pour les auteur-e-s de violence sont disponibles sur:
D’autres documents à but informatif sont disponibles en plusieurs langues sur: |
Auteur: Hajo Michels le 26.05.2008 Ã 07:20:00 h
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Une nouvelle présentation sur Internet pour le Service de lutte contre la violence (SLV)
Le SLV publie un recueil d’adresses, continuellement actualisé, pour toute personne victime de violences ou auteur de violences. Ce type de prestation est tout particulièrement important dans un contexte où le thème de la «Violence domestique» est toujours très présent. Voici nos liens qui vous conduisent directement aux sites Internet correspondants du SLV, avec des adresses toujours réactualisées.
Vous trouverez ici toutes les adresses des services de consultation pour les auteurs de violences: |
Auteur: Hajo Michels le 14.03.2008 Ã 07:53:00 h
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Un service très actif de lutte contre la violence domestique et dans les couples
Rappel: depuis le 1er avril 2004, les actes de violence commis dans le couple et le partenariat sont poursuivis d’office en tant que délits, selon le Code pénal. Cela signifie que la victime n’a plus besoin de porter plainte puisque c’est à l’Etat d’ouvrir une procédure. Cette modification est de taille puisqu’elle permet de mieux protéger la victime. Auparavant, celle-ci était contrainte de porter plainte contre son agresseur, c’est-à-dire la plupart du temps contre son mari ou son compagnon. Trop souvent, la victime évitait ces démarches par peur de représailles. Par conséquent, la spirale de la violence ne pouvait pas être rompue. Aujourd’hui, c’est l’autorité judiciaire, donc la police, qui joue ce rôle lui permettant d’engager une enquête. Dans certains cantons, elle est même autorisée à expulser l’agresseur du logement commun, selon le leitmotiv: «c’est celui qui frappe qui doit s’en aller». Puisqu’il est de la responsabilité de chaque canton de façonner sa loi et de définir concrètement sa mise en application, les réglementations varient beaucoup à travers le pays. Dans certains articles parus sur ce blog, nous vous avions déjà informé sur ce sujet en promettant de vous fournir prochainement une vue d’ensemble sur ce sujet. Le Service de lutte contre la violence a maintenant financé ce travail réalisé par Marianne Schwander. En plus des sujets de base, vous trouverez une liste exhaustive des mesures prises et des actions menées classées par canton. Ainsi vous pouvez vous informer en un clin d’œil sur la réglementation en vigueur dans le canton de votre choix. Mais, bien entendu, nous préférions que ce sujet ne vous concerne pas. Téléchargement de l’étude, PDF, 1MB deutsch, français Site Internet du Service de lutte contre la violence »»
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Auteur: Hajo Michels le 01.02.2007 Ã 06:19:00 h
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Enquête sur les homicides: 45% des homicides sont commis dans le contexte domestique
L’OFS a réalisé, sur l’initiative du Service de lutte contre la violence du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes, et avec la coopération des polices cantonales, une enquête sur les homicides enregistrés par la police de 2000 à 2004. Les données ont été collectées dans les dossiers de police. L’enquête a produit des informations sur les circonstances de tous les homicides et tentatives d’homicide enregistrés, ainsi que sur les victimes, les suspects et les relations entre les victimes et les suspects. La plupart des victimes connaissaient le suspect avant les faits La part la plus élevée de victimes décédées s’observe dans le contexte domestique Les modes opératoires les plus fréquents sont l’arme blanche et l’arme à feu Plus d’étrangers résidents que de Suisses parmi les victimes comme parmi les suspects La plupart des suspects étaient déjà connus de la police Définition de la notion de « contexte domestique » OFFICE FÉDÉRAL DE LA STATISTIQUE |
Auteur: Martin Boess le 19.10.2006 Ã 16:07:00 h
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«C’est celui qui frappe qui doit s’en aller» dans le Baselbiet
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Auteur: Hajo Michels le 03.07.2006 Ã 11:00:00 h
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Violence domestique et stalking
(Le stalking, selon la définition en allemand sur Wikipedia, se traduit par une série d’actions volontaires, nuisibles et répétées, voire obsessionnelles, ayant pour but de poursuivre, d’harceler, d’humilier et de terroriser une autre personne.) Toutefois, suite à une forte résistance de la part des cantons, ces derniers ne seront pas obligés – comme cela avait été prévu au départ – d’instaurer des centres de consultation pour les victimes. A ce sujet, Swissinfo.org a publié un long article comprenant quelques informations de fond ainsi qu’un article en allemand ayant été diffusé par le journal télévisé : deutsch, français, italiano |
Auteur: Hajo Michels le 14.06.2006 Ã 10:13:01 h
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Zurich adopte un dispositif législatif de lutte contre la violence domestique
Cela signifie que : • il n’y a pas besoin d’un dépôt de plainte, l’Etat engage une poursuite d’office, Voici ce que prévoit ce nouveau dispositif : • la police peut expulser des personnes violentes du logement sans délai,
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Auteur: Hajo Michels le 01.06.2006 Ã 10:34:00 h
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Mis en consultation d’un projet pour lutter contre la «violence domestique»Selon un article paru dans le journal «Aargauer Zeitung», le gouvernement cantonal a mis en consultation un projet d’intervention, qui semble être largement apprécié. Seule l’UDC considère le projet comme activisme. L’impulsion donnée est la planification d’un centre d’intervention ayant pour but un soutien suivi des parties concernées, même après une intervention par la police. L’article complet (en allemand) »» |
Auteur: Hajo Michels le 31.03.2006 Ã 13:31:02 h
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«C’est celui qui frappe qui doit s’en aller!»
L’article complet dans la BAZ (en allemand) »» |
Auteur: Hajo Michels le 27.03.2006 Ã 13:00:41 h
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Berne, 20.11.2008 - Chaque jour, des femmes sont exposées à la violence sous toutes ses formes dans le monde entier, en Suisse aussi. La violence envers les femmes, dans la sphère privée comme dans l’espace public, constitue une violation des droits de la personne. L’action du Service de lutte contre la violence du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes (BFEG) traduit un changement dans la façon dont les pouvoirs publics assument leur responsabilité.
Début mai, une étude britannique menée en 2006 a circulé, montrant que le nombre de cas de «violence domestique» pourrait augmenter jusqu’à 30% pendant les périodes où de grands événements sportifs sont organisés. Bien que des travaux similaires sur la Suisse ne soient pas disponibles, il est fort probable que la consommation accrue de boissons alcoolisées associée à de telles manifestations au niveau local puisse conduire à une montée de violence au sein des ménages, sans pour autant atteindre des proportions analogues aux situations en Angleterre.
Les prestations en ligne du SLV viennent d’être intégrées au site du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes (BFEG). Le travail du SLV consiste à mettre les informations relatives à la lutte contre la violence à disposition des services publics, des organisations privées, des médias et des spécialistes. Grâce à cette nouvelle présentation, toutes ces informations sont désormais disponibles en deutsch, français, italiano.
Le dispositif législatif contre la «violence domestique» a été introduit le 1er juillet 2006 dans la région de Bâle.
Dans le cadre des violences domestiques, les députés de la Chambre du Peuple viennent à leur tour d’approuver la loi qui permet d’expulser hors du logement commun l’auteur de l’agression afin de renforcer la protection des victimes. La nouvelle loi s’applique également aux stalkers.