Triste réalité derrière la façade
Ces sites Web ne contiennent pas d’images sexuellement explicites mais ils servent de façade pour permettre aux prédateurs de contacter leurs propriétaires afin de rencontrer physiquement les “top models”’ et d’acheter des images d’abus. Il y a des dizaines, que dis-je, des centaines de ces sites affichant de jeunes modèles nus dans des positions soi-disant artistiques et bien “évidemment”, le nudisme n’étant pas illégal, la police ne peut pas entamer de poursuite. Et même si elle le pouvait, il faudrait tellement de ressources humaines pour pouvoir traiter cette masse, que ce n’est typiquement pas les effectifs actuels d’Interpol ou des cellules spécialisées dans chaque police nationale qui pourraient palier ce fléau. C’est pour cela que je souris en lisant qu’Interpol lance un projet nommé Guardian et qui concerne notamment l’engagement de 2 (deux) policiers spécialisés pour tendre à prouver que le crime organisé se trouve derrière nombre de ces sites et démontrer que leurs animateurs se livrent ainsi quotidiennement à l’exploitation sexuelle d’enfants. Certes, on peut se réjouir qu’une telle mesure soit au moins entamée, maintenant, quand on sait qu’Interpol réuni 186 Etats membres et que je constate depuis 10 ans l’évolution exponentielle de la pédophilie sur Internet, je suis quelque peu déçu et circonspect. Pour donner une note positive à ce posting, je relève la mise en production dans le courant de l’année de la base de données internationale sur l’exploitation sexuelle des enfants (BDIESE). Cet outil permettra aux enquêteurs des services nationaux d’accéder plus facilement à la banque d’images existante d’Interpol relative aux abus dont sont victimes les enfants (ICAID) ainsi qu’à celles des polices des autres pays. Les policiers pourront d’une part vérifier automatiquement les images saises lors de perquisitions informatiques et établir si une victime a déjà été identifiée et d’autre part, compléter ou vérifier que des clichés font partie d’une série de photographies. La guerre contre la pédophilie sur Internet s’organise doucement, bien sûr trop lentement à mon goût. Quand on a visionné des milliers d’images d’abus sexuels commis sur des enfants, je vous assure qu’il est parfois difficile de rester zen quand vous constatez que la plupart des obstacles sont d’ordre juridiques ou budgétaires.
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Auteur: Pascal Seeger le 18.01.2007 Ã 13:46:00 h |
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Une nouvelle tendance des plus préoccupantes a été confirmée hier par Interpol. Les pervers utilisent des sites diffusant des photographies anodines de mineurs pour rencontrer physiquement ces enfants.