VACANCES: Timeshare; déjà victime une fois et visé à nouveau
Reprise du 11 mai 2008. Le principe qui consiste à acheter et à utiliser un bien immobilier à temps partiel, appelé time-sharing, est bon – comme celui du communisme. Malheureusement, dans la pratique, il est souvent exploité par des hommes d’affaires douteux qui l’utilisent pour tromper des gens trop crédules.
Des méthodes peu sérieuses
Les méthodes utilisées en Suisse pour attirer des gens à des réunions d’information sur le time-sharing sont, par exemple, l’annonce d’avoir gagné un week-end en hôtel grâce à une quelconque loterie ou la proposition d’un voyage tout compris à un tarif extrêmement avantageux.
Dans les régions touristiques à l’étranger (Espagne, Grèce, etc.), l’astuce qui consiste à aborder les touristes directement dans la rue est fréquente. On leur propose alors des invitations «sans engagement» à une réunion d’info sur des vacances «à prix très abordable» et qui, de plus, peut être combinée à une visite ou une sortie à thème. Une autre ruse est celle de faire gagner un cadeau aux touristes, par exemple un dîner, dont l’unique objectif est que les gens soient présents à un endroit spécifique à un moment précis. Toutes ces méthodes ont un point en commun: vouloir vous attirer dans le filet d’une opération de vente.
Au cours des réunions d’information sur le time-sharing, des commerciaux peu scrupuleux tentent de vous vendre le droit d’utilisation d’un appartement de vacances. Plus précisément, vous acquérez le droit d’utiliser un bien immobilier (appartement ou maison) sur une période de temps récurrente. Au cours de ces réunions, les animateurs exercent une forte pression sur les participants. Certains parmi eux nous ont confié ensuite que «au bout d’un certain temps, nous étions prêts à signer n’importe quoi à condition de pouvoir sortir de là… ». Ce sont de telles témoignages qui confirment que l’on pousse les participants à bout afin qu’ils signent des documents qui font d’eux des «propriétaires» d’un bien immobilier en time-sharing. Au moyen de cette méthode, les escrocs s’en mettent plein les poches avec:
• des commissions de courtier trop élevées,
• des surcoûts,
• des frais supplémentaires excessifs,
• des charges non annoncées.
La revente des droits – une fraude à la commission
Ces derniers temps, les personnes qui sont déjà tombés dans le piège d’un contrat de time-sharing sont à nouveau visées par des escrocs. Ces derniers leur proposent en fait de racheter la part du bien immobilier à condition de verser une «commission» soi disant pour couvrir les frais de traitement. Si la personne marche et qu’elle paie la somme demandée, elle peut être certaine qu’elle n’entendra plus jamais parler de son interlocuteur. (Voici un article en allemand qui rapporte un tel cas »»
Une autre méthode est également décrite en allemand.
La Prévention Suisse de la Criminalité conseille
• Ne vous laissez jamais mettre sous pression pour signer un document!
• Prenez votre temps pour évaluer la loyauté du vendeur!
• Ne fournissez jamais d’acompte!
• Soyez méfiant(e) si l’affaire semble trop alléchante!
Si vous êtes déjà victime d’une telle arnaque
Le seul conseil que nous puissions vous donner, c’est celui de contacter l’Association allemande et suisse de défense des propriétaires de biens immobiliers à l’étranger (Deutsche und Schweizeriche Schutzgemeinschaft für Auslandsgrundbesitz) en Allemagne sur http://www.schutzgemeinschaft-ev.de/ (prière d’écrire en allemand). Le montant de l’adhésion est fixée à € 240.-.